That’s twisted
Baptiste Cazaux
Baptiste Cazaux met tout sens dessus dessous. Seul sur scène dans un dispositif trifrontal, ce charismatique interprète, qu’on a pu voir chez Jan Martens, Ayelen Parolin ou Katerina Andreou, livre une performance explosive, quelque part entre collage psychédélique et rituel cathartique. That’s twisted prend racine dans la mélancolie des hymnes pop des années 2010, ces tubes teintés de nihilisme et de fatalisme joyeux face à un avenir incertain. Baptiste Cazaux ne s’y vautre pas, il les traverse et les retourne comme un gant. Corps explosif et explosé, il danse comme un DJ fait s’entrechoquer les samples, les genres et les références. Le dispositif trifrontal n’est pas anodin, il efface la frontière scène-public pour recréer quelque chose qui ressemble davantage à une piste de danse qu’à une salle de spectacle. L’endroit précis où les corps perdent la tête et se laissent submerger par la nostalgie.